Revêtements de surface comme solutions alternatives contre la formation de glace

De nombreux secteurs doivent faire face, durant les mois d’hiver, à la formation de givre et de glace sur les constructions telles que les bâtiments, les pylônes et les éoliennes. Ces constructions peuvent être non seulement endommagées, mais la glace en tombant peut blesser des personnes. Il existe à présent une piste relativement nouvelle contre la formation de glace : le traitement des revêtements de surface afin qu’il n’offrent plus de prise aux gouttelettes.

Les procédés classiques pour lutter contre la formation de glace, tels que le chauffage, l’utilisation de produits chimiques et/ou l’élimination mécanique, sont chers et peu pratiques. Et certainement dans l’aviation où la glace signifie un poids et donc un coût énergétique supplémentaire. C’est pourquoi les scientifiques recherchent des solutions alternatives.

La phobie de la glace

Une nouvelle technique consiste à développer des surfaces entraînant une ‘phobie passive de la glace’. Pour ce faire, les scientifiques travaillent les revêtements de surface au niveau micro et nanoscopique, de façon à ce qu’ils deviennent super-hydrophobes.

De tels revêtements ont un angle de contact de l’eau de plus de 150°. Les gouttes qui tombent sur la surface ne peuvent y adhérer et s’en échappent donc rapidement.

Que se passe-t-il en cas de condensation ?

Les gouttes peuvent également se former par condensation. Dans ce cas, les surfaces glissantes infusées par un lubrifiant (‘lubricant infused surfaces’) offrent une solution. Ces surfaces sont recouvertes d’un liquide figé, qui les rend parfaitement lisses.  Les gouttes de condensation s’en détachent rapidement et n’ont donc pas le temps de geler.

Mère Nature comme premier exemple

Les surfaces super-hydrophobes et les surfaces infusées par un lubrifiant, sont des pistes alternatives pour prévenir la formation de glace. Mais il faudra davantage de recherche encore pour améliorer leur résistance à l’abrasion (érosion due aux particules pierreuses contenues dans l’eau) et à l’usure. Nous trouvons certes déjà dans la nature des exemples de surfaces super-hydrophobes et cependant très résistantes. Mais pour le moment, elles s’avèrent encore difficiles à imiter.

Chez Sirris aussi, nous allons au cours des prochaines années continuer la recherche de surfaces super-hydrophobes, avec une attention particulière pour la résistance à la formation de glace.

(Source : Nature)

 

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