La bactérie des hôpitaux n'a aucune chance grâce à la peau de requin

Sur un requin, les algues ne poussent pas grâce à la microstructure de sa peau. En imitant cette structure sur des matières synthétiques via le moulage par injection, on peut aussi mettre fin à la croissance des bactéries.

Les requins possèdent une peau texturée qui les rend extrêmement aérodynamiques et leur permet de « glisser » dans l'eau. Mais des chercheurs ont aussi remarqué que, contrairement à d'autres animaux marins comme les baleines et les phoques, aucune algue ne se développe sur la peau du requin. Les organismes ne peuvent apparemment pas adhérer à la peau de requin.

La structure de la peau de requin a été convertie en un micromotif et un nanomotif (Sharklet©) que l'on peut appliquer à des films en matière synthétique (transparents) grâce à la technologie du moulage par injection. Des tests cliniques montrent qu'il n'y a pratiquement pas de développement bactérien sur les films traités. Les bactéries ne parviennent pas à adhérer sur une surface pourvue de ce film transparent et ne peuvent donc pas non plus s’y développer. La technologie offre donc un fort potentiel pour les hôpitaux.