De l’économie linéaire vers l’économie circulaire par le recyclage du plastique

Une manière de réduire l’actuelle montagne des déchets en plastique est de recycler le matériau sous forme de nouveaux produits, ou bien de réutiliser à plusieurs reprises les produits existants. Si les deux méthodes sont en plein développement, notamment grâce aux nouvelles technologies et nouveaux modèles d’entreprise, il reste néanmoins un certain nombre d’obstacles à surmonter. Nous les passons en revue dans ce deuxième article d’une série dédiée au retraitement et à la stratégie d’évitement des déchets en plastique.

Pour réduire le volume des déchets en plastique, de nombreuses initiatives ont été lancées. Par exemple, The Ocean Cleanup est l’un des projets visant à débarrasser, dans une certaine mesure, les océans de leurs déchets. Sur les continents également, la quantité de déchets est énorme : chaque année, quelque 19 mégatonnes de plastiques divers sont mis en décharge ou incinérés. En plus de la pollution, il s’agit d’un immense gaspillage, à la fois de matériaux et d’énergie. Autrement dit, les mesures qui s’imposent ne sauraient se limiter au nettoyage des océans…

Bannir l’usage des matières plastiques n’est pas une solution, en raison de leurs propriétés exclusives. Mais si l’on tient compte également des aspects “épuisement des ressources naturelles (pétrole)” et “nécessité de réduire les émissions de gaz à effet de serre”, il est évident qu’il faut à tout le moins renoncer autant que possible à produire des objets à usage unique, des objets “jetables”. Les matières plastiques ne peuvent être maintenues dans le circuit de recyclage qu’à la condition d’être collectées de manière sélective. Pour l’instant, beaucoup trop de plastiques sortent du circuit via les poubelles de déchets résiduels et des encombrants (dans le cas des déchets ménagers) ou via les déchets mixtes (dans le cas des entreprises). Une approche holistique des flux de matériaux dans le cadre d’une économie circulaire peut apporter une solution.

Traiter le problème à son origine est une méthode réaliste, écoresponsable. Il ne suffit pas de réduire la quantité et la surconsommation, il est nécessaire également de basculer vers la réutilisation, le recyclage, et l’utilisation de matériaux biodégradables et compostables. Dans ce deuxième article d’une série de quatre, nous abordons les thèmes du recyclage et de la réutilisation.

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